vendredi 14 mars 2008
Liberté **
Liberté
Je vole sous le soleil d’or
Je m’enfuis d’une prison
Sous mes ailes le vent encore
M’emporte en tourbillons
De vos doigts vous ne saurez m’attraper
De vos armes vous ne saurez me tuer
Car mon nom est…
Attirée par le miel de vos mots
Je vous offre la beauté de mon chant
Vous m’attachez à vos oripeaux
Je trancherais ce ruban
De vos doigts vous ne saurez m’attraper
De vos armes vous ne saurez me tuer
Car mon nom est…
Pour me défendre je combats
Le courage est ma nature
La force est contre moi
Je vole pour l’espoir au futur
De vos doigts vous ne saurez m’attraper
De vos armes vous ne saurez me tuer
Car mon nom est…
En m’entourant d’amour chèvrefeuille
On m’a mise en cage encore
Mais je brise cet étouffant cercueil
Et seule vole sous le soleil d’or
Car mon nom est Liberté
Muqarnas **
Muqarnas
L’homme à cheval s’approche de la ville. Les gardes l’arrêtent au rempart.
« Halte ! Qui va là ?
_ Un honnête commerçant qui veut entrer dans votre ville avant la nuit.
_ Quel est ton nom ?
_ Grelin de Merrion.
_ Et que viens-tu vendre, ‘honnête commerçant’ ? Les armes que tu portes ne m’ont pas l’air assez lustrées pour être bien chères.
_ Ouais, ajoute le deuxième garde, ce ne serait pas plutôt les ennuis que tu viens chercher ici ?
_ J’ai capturé plusieurs créatures qui devraient intéresser les alchimistes. Des muqarnas.
_ Des quoi ?
_ Des muqarnas, ignorants. Une créature du bas-astral hantant les marais dans lesquels elle se tapis, laissant l’eau croupie recouvrir sa gueule jusqu’à ce que la jambe d’un malheureux s’y enfonce. La bête referme alors sa mâchoire plus grande que son ventre et plante ses dents acérées comme des rasoirs avec une force telle qu’elle broie les os et les armures comme du papier. Après quoi elle redescend au fond de son trou pour dévorer sa proie. Une muqarnas, quoi.
_ Fais voir !
_ Vois, dit l’homme en désignant son énorme besace.
Le garde tranche la lanière et ouvre le sac. Trois bêtes jusque là prisonnières lui sautent à la gorge. Le deuxième garde s’enfuit en hurlant.
_ Et voilà, soupire l’homme, il va falloir que je les rattrape… »