Ecriveuse en herbe

Envoi d'histoires, textes, nouvelles, scénario de BD et tentative de roman que j'ai écrit. Plus elles sont bien, plus il y a d'étoiles après le titre. Bonne lecture ! (textes protégés donc demandez avant de les utiliser merci)

vendredi 14 mars 2008

Liberté **

Liberté

Je vole sous le soleil d’or

Je m’enfuis d’une prison

Sous mes ailes le vent encore

M’emporte en tourbillons

De vos doigts vous ne saurez m’attraper

De vos armes vous ne saurez me tuer

Car mon nom est…

Attirée par le miel de vos mots

Je vous offre la beauté de mon chant

Vous m’attachez à vos oripeaux

Je trancherais ce ruban

De vos doigts vous ne saurez m’attraper

De vos armes vous ne saurez me tuer

Car mon nom est…

Pour me défendre je combats

Le courage est ma nature

La force est contre moi

Je vole pour l’espoir au futur

De vos doigts vous ne saurez m’attraper

De vos armes vous ne saurez me tuer

Car mon nom est…

En m’entourant d’amour chèvrefeuille

On m’a mise en cage encore

Mais je brise cet étouffant cercueil

Et seule vole sous le soleil d’or

Car mon nom est Liberté

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dimanche 22 juillet 2007

Nuit blanche et noire **

Nuit blanche et noire

Il fait nuit.

Je courre sur le chemin blanc

Entre deux talus noirs

Il fait nuit

Les étoiles blanches

Brillent dans le ciel noir

Il fait nuit.

Cette nuit c’est ma nuit.

Perchée au sommet de la colline

Je sors mes ingrédients

Pour mon chaudron bouillonnant

Des orties, des lézards, un hareng,

Trois amandes philippines.

La lune est à moitié noire,

Car la magie est une force cachée

On ne peut pas tout dévoiler

Dans de simples grimoires.

La lune est à moitié blanche,

Car la magie est une force éclatante,

Spectaculaire, explosive, rayonnante,

Une effrayante avalanche.

Cette nuit est ma nuit

Car toutes les sorcières

Choisissent ténèbres ou lumière

Et c’est un choix que je fuis.

Blanche dans la nuit noire,

Noire de ma nuit blanche,

Par mes bézoards,

Par mes antiques branches,

Par le mal et par le bien,

Un peu de gris pour mes humains.

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dimanche 20 mai 2007

Routine ***

Routine

Je me lève à 6 heures

Je me prépare

Je prends ma voiture

Sur la route je croise un dragon.

Je continue à avancer pour ne pas être en retard.

Je suis installé – les chiffres défilent

Je compte je vérifie encore et encore

Ne pas regarder sa montre

Plus de temps

Juste une tâche

Au huitième dossier c’est l’heure de la pause

Je vois un dragon à travers la fenêtre

Je cherche de la monnaie dans mes poches.

Je retourne m’asseoir

J’ai terminé mes chiffres

J’écris des lettres que je connais par cœur

Et encore et encore toute la matinée

Je me lève il est midi

L’heure d’avoir faim

Dans ma boîte à déjeuner il n’y a plus rien

Un minuscule dragon a tout mangé

Il me sourit et s’envole

Semant des miettes sur son passage.

Je retourne m’asseoir à mon bureau.

La journée sera encore longue

Et les dragons ça n’existe pas.

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vendredi 16 mars 2007

Printemps***

Printemps

La neige est en train de mourir

Pauvre rêve recroquevillé

Pureté scintillante usée

Beauté toujours piétinée

La neige est en train de mourir

Milles aiguilles de pluie l’ont transpercée

Et une  toile d’araignée noire l’a décorée

Comme un linceul – pour nous dégoûter

La neige est en train de mourir

Le sel la ronge et la creuse en statues torturées

Noire encore la brûlure dont elle est marquée

Plus que visible dans la blancheur percée

La neige est en train de mourir

Agonie douloureuse qu’on ne peut écourter

Offrant au regard du ciel ce charnier

L’amas d’ordures que pudiquement elle cachait

La neige est en train de mourir

Le temps de la magie est achevé

L’hiver une nouvelle fois est chassé

Les flocons aux égouts sont envoyés

La neige est en train de mourir

Et vomit de l’eau souillée

Au soleil la fine poussière de fée

En boue glacée s’est transformée

La neige est en train de mourir

Lugubre spectacle encadrant les pavés

Rêve enfui qui nous laisse éveillé

Dans la sordide réalité

La neige est en train de mourir

Pour le printemps enfin puisse venir.

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jeudi 15 février 2007

Comme une vague ***

Comme une vague

Qui passe et s’efface et toujours reviens

Je ne voulais qu’un peu de repos…

Mais le repos c’est la mort

Pour nous autres pauvres humains

Alors je continue sans cesse

Et continue et continue encore

Jusqu’à ce que j’atteigne une étoile

Que je garderai en mon sein

Pour me servir d’âme

J’en ai besoin

Le silence encore

Celui d’en dedans

Le vrai le pur le terrifiant

O mots venez voilez ce gouffre

Que je ne sais pas combler

Pour partir encore plus loin toujours

Je ne voulais

Qu’un peu de repos

Je ne voulais

Que m’enfoncer sur moi-même

Immobile statue de pierre

Plantée devant les flots amoureux

Tranquille, paisible

Peut-être que j’aimerai ça.

Et pourtant je ne veux pas mourir.

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lundi 4 décembre 2006

Poésie **

Poésie

A bra ca da bra !

Il était une fois

Une marchande d’histoire

Qui ne voulait croire

Une rumeur insensée :

Un genre nouveau était né !

Plus besoin de début

Et plus de fin non plus

Le milieu, égaré,

Les personnages, masqués.

Mais pourquoi alors

Les gens encore

Lisaient cet assemblage étrange

De mots qui dérangent…

Car enfin, ça n’avait pas de sens

Toutes ces phrases entrant en danse

Qui se jouaient de la rime comme d’un instrument !

Mais ça plaisait pourtant.

Curieuse, elle prit en cachette

Un petit livre à la sauvette…

Elle avait vu sur ces pages

Pleurer et trembler de rage,

Sourire et méditer

Et même être émerveillé

Comme devant le meilleur des romans.

Comment ?

Elle lut et n’en compris pas plus.

Têtue comme une puce

(Pardon, un mulet !)

Elle lu et relut et toujours recommençait.

Ce recueil faisait tout pour l’agacer :

Les héros n’étaient pas nommés,

Ils ne faisaient rien, ou bien alors tout.

Elle allait abandonner, quand tout à coup,

Du coin de l’œil elle remarqua

Un petit bout de vers qui lui parla :

Elle connaissait cette émotion !

Elle relut avec adoration

Le petit poème qui enfin

Lui mettait la clé en main !

Ainsi elle compris

Que dans la poésie

Il n’y a rien à comprendre, justement,

Mais à ressentir uniquement.

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Rêve d’avenir **

Rêve d’avenir

Finies. Toutes les quêtes sont finies.
Inutile de se battre, inutile d’espérer.
Nous avons tout ce qui peut remplir une vie.

Une pilule pour dormir, une gélule pour s’éveiller.
Une greffe pour les riches (très cher ! très demandé !) :
Une manette pour dormir, un levier pour s’éveiller,
Un bouton pour sourire, un patch pour rêver.

La vie est là. Où ça ? Là-bas.
Plus de problèmes, plus de questions.
Jamais d’ennui (on est là pour ça)
La vie passe à la télévision.

Tout est là, ici, maintenant.
Mais oui vous gérez vos vies, mais oui vous êtes grands !
Si hier ressemble toujours à demain,
Si vous avez la haine, allez au souterrain.

Toutes les musiques sont déjà enregistrées.
Les terribles rebelles vont au souterrain.
Certains meurent. Qui s’en souviendra demain ?
Ils étaient sacrifiables - le stress est évacué.

Le Système est en place. Il est parfait.
Jamais il ne recule, jamais il n’avance.
Toujours en équilibre, jamais il ne danse.
Il a aussi son rêve : la Grande Unité.

Le gris partout
Plus de couleurs, plus de racisme.
Le clonage avant tout
Plus de sexe, plus de sexisme.

A chacun son programme
Plus d’idée, plus de disputes
Fini les cauchemars, fini les larmes
Il n’y aura plus de rêves, il n’y aura plus de rires.

Nous serons tous pareils. Egaux. Loyaux.
Sans cerveau.
Nulle machine ne remplace les sentiments.
Vraiment ? Pourtant…

Entrez dans le ventre de l’horreur
Criez, riez tant que vous le pouvez
Le Système veut votre bonheur…
Vite, fuyez !

Depuis que tout est fini, on veut continuer.
Evidemment, il y a de nouveau un prix pour aimer
Blanc, noir, rouge, vert, bleu, jaune, beige,
Uniques et multiples, les couleurs sont là – les âmes rêvent
Tout doucement, le monde renaît.

Un monde de silicone et d’acier

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Une flamme dans la nuit *

Une flamme dans la nuit

La flamme ténue d'une bougie solitaire
Tente de trouer les ténèbres et leurs mystères.
Cœur fragile d'une fleur de cire,
Tel un regard pétillant, un éclat de rire,
Qui prouvent que cette lueur a vécu et vivra.
Lueur d'insecte à la puissance inouïe,
Flambeau de l'espoir et de ténacité,
Etoile sur terre qui pour moi a brillé,
D'une seule flamme tu illuminas la nuit.
Mais le noir n'a pas renoncé,
Le voilà prêt à t'engloutir.
Et déjà la fleur de cire
S'est un peu plus étalée.
Tu brilles encore, mais es prête à mourir
Et bientôt il ne restera que le souvenir
D'une braise palpitante,
Mordue par le froid de la nuit.
D'une étincelle vibrante,
Qui s'accroche à la vie.
Car ce n'est plus une flamme,
Ce n'est pas un souffle,
C'est la douce étincelle de l'espoir.

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Mariage **

Mariage

En ce jour de joie,
Pleure, ma mie, soulage ton cœur.
Toute la maison autour de toi
Attend l’objet de tes peurs. 

Pour leur plus grande gloire
Deux puissantes maisonnées
Vont aujourd’hui vouloir croire
Que ton union est désirée.

Hélas, ton futur,
Tout brillant de soie et de pierreries,
A vraiment la dent plus dure
Que le reste de son anatomie.

Il n’est pas méchant, sans doute,
Et te couvrira de cadeaux,
Et vu son âge, il ne redoute
La mort, mais la guette plutôt.

Alors pleure, ma douce,
Et que l’amertume de tes larmes
Creuse tes joues fraîches comme la mousse.
Que le fiancé s’alarme

Que toute ta famille
Ouvre les yeux et voit
Que si ton regard brille
Ce n’est certainement pas de joie.

Et si les larmes ne suffisent pas,
Avec tes petits ciseaux de coutures,
Sacrifie tes beaux cheveux, si droits,
Qu’il n’en reste pas une bouture.

Non, enfant, laisse ta peau en paix,
Cet outrage sera inutile.
Pour éviter la honte, ils devraient
Oublier leurs calculs futiles.

Oui, ma tendre, je suis si fière de toi,
La petite fille, l’enfant qu’on offrait,
Tu as tenu ferme et droit,
Tu as obtenu ce que tu voulais.

Point de vieux fiancé
Pour souiller mon enfant.
C’est une femme maintenant
Qui cherche l’amour et saura le garder.
Qui attend un prince et saura l’enlever.

Posté par Luma à 04:38 - poèmes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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